Patrimoine

Le rôle d’une association sur le thème de l’Art Déco n’est pas seulement d’organiser de sympathiques dîners mais surtout de sensibiliser gérants, propriétaires et clients, de l’importance patrimoniale d’un lieu Art Déco. 

Cette page rend compte des destructions ou altérations de bâtiments parisiens datant des années 20 et 30. Tandis que beaucoup d’architectures Art Déco sont détruites, heureusement, d’autres sont méticuleusement préservées ou reconstituées.


La Synagogue de la rue Copernic (1924)

Il est aujourd’hui question de détruire la synagogue de 24, rue Copernic, Paris. Le Conseil d’administration de l’Union Libérale Israélite de France (ULIF – propriétaire des lieux) prévoit de démolir l’édifice historique, d’une grande valeur patrimoniale. La salle de culte, avec sa coupole – représentant une prouesse architecturale – disparaîtra, et la discrète façade haussmannienne – en harmonie avec l’esthétique de la rue dans son ensemble – sera remplacée par une construction contemporaine ostentatoire. Il est urgent de sauvegarder cet édifice qui fait partie de notre patrimoine parisien. Le site : https://www.sauvegardecopernic.org/.


L’Institut George-Eastman, 11 rue G. Eastman (1937)

L’Institut Eastman est un bâtiment remarquable construit en 1934-1935 par l’architecte Michel Polak. L’architecte suisse Michel Polak (1885-1948) est aujourd’hui largement reconnu pour son œuvre architecturale exceptionnelle, particulièrement à Bruxelles durant les années 1920-1930 : Villa Empain, Résidence Palace, Hôtel Plaza, RTT (rue des Palais)… Maniant avec brio les styles de l’époque (Art Déco, Beaux-Art, modernisme classique), Michel Polak a marqué de son empreinte plusieurs immeubles aux programmes architecturaux uniques. Parmi ceux-ci, il faut noter l’Institut Dentaire George Eastman, implanté dans le Parc Léopold. Le site : http://petitionspatrimoine.blogspot.com/2012/05/eastman-massacre.html.


L’éléphant du Pavillon du Bois, Bois de Vincennes (1931)

Très inspirée des dessins de Paul Jouve, cette sculpture d’éléphant fut installé en 1931 à l’entrée du pavillon des bois coloniaux. Transportée ensuite dans les jardins du Musée du bois, elle fut laissée face aux intempéries et commença à pourrir. Un petit édicule a été construit voici quelques années pour stopper les outrages du temps mais le fier éléphant n’est aujourd’hui plus que l’ombre de lui même.

Néanmoins, le fait que cette sculpture soit protégées mérites d’être ici mentionné.

       La sculpture de l’éléphant dans le bois de Vincennes, photo prise en 1983

Ci-dessous, l’éléphant en 1931 et à droite son état de délabrement en 2015

        

Destructions et altérations de 2015 à 2017


Palacio Garage, 25 Place de la Madeleine, 75008 Paris

Ce garage des années 1930, complètement préservé jusqu’en 2016 était monumental et présentait en vitrine, un Taxi de la Marne original. L’immeuble directement sur la place ne sera pas touché mais ce qui faisait l’authenticité du lieu avec son aspect industriel sur cours a déjà disparu. Il y a bien eu une pétition contre l’installation du magasin Leroy Merlin qui va s’implanter en lieu et place du garage, mais cela n’a pas aboutit.


Dispensaire de la fondation Nelly Martyl (1929)


Fondation M. H. Rothschild, 197 rue Marcadet, 75018 (1930)

Immeuble construit par les architectes Alexis Dresse, René Lecart, Léon Oudin et commandé par Madame Mathilde-Henri de Rothschild.

« Le signalement de l’immeuble sur rue au titre des PVP n’aura pas suffi à l’ensemble d’être surélevé quasi conformément au permis… Quelques prescriptions, respectées, ont toutefois été formulées : conservation de l’ensemble des façades, conservation du niveau existant de la cour, mise en retrait d’une partie de la surélévation côté rue » (extrait du site Paris historique, enquêtes sur les permis accordés aux 1er semestre 2016).

Article en ligne du Parisien du 16 février 2015 sur la fermeture de la clinique Rothschild


Salle à manger de l’Hôtel Pavillon Opéra, 38 rue de L’Échiquier, 75010 (1912)

La salle à manger de cet hôtel datait de 1912 et jusqu’en 2014, on pouvait encore y diner dans un décor presque intact, pas encore Art Déco mais plus tout à fait Art Nouveau. Nous avions l’impression d’être dans un de ces transatlantiques à quatre cheminées, lancés dans les années 10 et qui continueront à naviguer tout au long des années 20.

La soi-disant restauration a été drastique, comme on peut en juger sur les deux photos ci-dessous (avant/après), photos que l’on trouve encore sur le net en suivant les liens.

  


Bar de l’hôtel Lenox, 9 rue de l’Université, 75006

Ce petit bar d’hôtel n’était pas  un Art Déco d’origine mais datait des années 1990. Néanmoins, l’endroit était remarquable par sa cohérence et sa mise en scène. Il a été détruit pour laisser place à une décoration plus contemporaine et plus éclectique, comme on peut en voir souvent de nos jours. Autre photo.

    


Bar le Forum, 4 bd Malesherbes, 75008 (1931)

Le Bar le Forum datait de 1931 et était un haut lieu des années folles. Il a été détruit en 2015 pour laisser la place à un hôtel cinq étoiles.

Le bar a été réinstallé au 29 rue du Louvre dans le 2ème arrondissement

Article en ligne du Parisien du 14 mai 2015

    


Le pavillon de la chasse, Bois de Vincennes (1931)

Construit en 1930, ce petit bâtiment est l’ancien pavillon de la chasse de l’Exposition Coloniale Internationale de 1931. A la fermeture de l’exposition, il devient une partie du Musée du Bois dont le pavillon du Cameroun et Togo (voir site de Sylvain Ageorges) forme la plus grande partie. Le musée ferme en 1971 et devient en 1975 l’Institut International Bouddhique. Le petit pavillon de la chasse est lui laissé à l’abandon. 

Photos de l’intérieur du pavillon prises en 1983

Ci-dessous, le pavillon en 1931 et à droite, l’état de délabrement d’un des cotés en 2015

  


Destructions et altérations assez récentes. Nous cherchons des éléments

  • Le Royal Lieu, 2 rue des Italiens, 75009
  • La Samaritaine, 75001
  • La Mutualité, 75005