Restaurants, bars, cafés

Sur cette page, nous vous conseillons les restaurants ou les bars parisiens qui ont su garder ou recréer un décor et une ambiance de l’entre-deux-guerres. Nous ne nous intéressons qu’au décor, à l’ambiance et à l’architecture de ces établissements. Pour l’instant, nous ne portons pas de jugement sur la nourriture, les menus et le service de ces lieux.

Les photos sont celles de nos membres ou des images du net. Nous devrions les renouveler peu à peu par des photographies de meilleure qualité.


1er arrondissement :

Ce restaurant dédié aux produits de la mer est du fait de son décor, un hommage au paquebot Normandie. Aux murs sont présentées de nombreuses photos, affiches et brochures rappelant l’histoire du fameux navire, mais ce qui fait l’intérêt particulier du lieu, ce sont ses panneaux décoratifs, certainement les premières versions de ceux qui ont été montés à bord du paquebot. On y trouve une version du “Char de l’Aurore” de Jean Dunand et Jean Dupas, des miroirs gravés et dorés d’après les dessins de Jean Dupas et réalisés par le maître verrier Jean Charles Chanpigneulle. Enfin, une copie de la statue “Normandie” de Léon Baudry vous invite à monter au 1er étage.

       


2e arrondissement :

Cette brasserie parisienne vous plongera au cœur des années 20. Vous pourrez y admirer les mosaïques du sol, les marbres, les boiseries, les suspensions et surtout les vitraux gravés. Le décor date de 1927 et n’est pas sans rappeler le grand salon du paquebot Ile de France, lancé cette même année.

      

Dans un décor à peu près inchangé depuis la grande époque de la rue Montorgueil au temps des Halles, ce petit restaurant vaut surtout la peine d’être mentionné pour sa petite salle à manger en boiseries datant des années 1930, au premier étage. En voici deux photos.

   


4e arrondissement :

Description et photos à venir


5e arrondissement :

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6e arrondissement :

Dans les années 20 et 30, la vie nocturne de la Closerie est légendaire. S’y retrouve toute l’intelligentsia américaine tels qu’Ernest Hemingway, Francis Scott Fitzgerald, Henry Miller… Ainsi, c’est à La Closerie que Fitzgerald présentera à Hemingway pour avis son livre « Gatsby le Magnifique ». Ce haut-lieu des années folles est toujours là, quasiment intact.

      

Le Select est un rendez-vous montparnassien qui a su rester dans le goût des années 1920, avec ses stucs, luminaires, moulures, tables de bois, banquettes et terrasse. Moins grandiose que la Coupole située juste en face, le Select a sans doute conservé un aspect plus authentique et plus spontané que sa grande rivale.

   


7e arrondissement :

Ce petit restaurant, situé sur une petite place très calme n’est pas sur les sentiers touristiques mais il mérite le détour pour ceux qui aiment l’Art Déco. Il faut noter les luminaires très originaux pour les années 30.


8e arrondissement :

Situé sur la prestigieuse avenue Montaigne, à l’angle de l’Hôtel Plaza Athénée, cette brasserie très chic fut inaugurée en 1936 et fut largement inspirée des aménagements intérieurs du paquebot Normandie lancé un an plus tôt. Ainsi, la fresque au-dessus du bar rappelle directement les panneaux en laque d’or que Jean Dunant avait exécutés pour le fumoir du grand paquebot. Le Relais Plaza a été réaménagé voici 5 ans mais avec un grand respect de son aspect d’origine.

      

Dès son ouverture ne 1922, le Boeuf sur le toit devint le cabaret iconique des années 20. Le soir de son ouverture, on put y croiser Jean Cocteau, Darius Milhaud, Picasso, Diaghilev, René Clair et Maurice Chevalier. Mais ce sont les musiciens qui vont donner sa réputation au Boeuf car on peut y entendre Clément Doucet interprété Cole Porter, ou Marianne Oswald Chanter des chanson de Kurt Weill. On y rencontrait aussi régulièrement Stravinsky, Francis Poulenc ou Erik Satie.

Le Bœuf est une institution plus qu’un lieu car il déménagea plusieurs fois pendant l’entre-deux guerres. Le restaurant que vous découvrez aujourd’hui date de 1941 mais reste superbement Art Déco.

      


9e arrondissement :

Ce petit bar, bien protégé au fond d’une enfilade de salons, semble être resté intouché depuis son ouverture en 1925. Sa décoration illustre un style encore indécis qui n’est plus du tout Art Nouveau mais sans être pour autant Art Déco. Il rappelle cependant certains intérieurs de l’Exposition des Arts Décoratifs de 1925.

      

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10e arrondissement :

Cette brasserie fut décorée en 1925 mais préserve certaines parties plus anciennes si bien que l’Art Nouveau flirt subtilement avec l’Art Déco. L’endroit est spectaculaire mais réserve aussi des espaces plus intimes. On peut cependant regretter la destruction du petit salon ovale Art Nouveau en 2016.

      


12e arrondissement :

Installé dans un immeuble de 1928 dessiné par les architectes Jean Bouchert et Robert Fiquet, ce café a gardé bien des traits de ses origines, en attestent les détails ci-dessous

      


14e arrondissement :

Certainement la brasserie la plus emblématique des années folles à Paris. Tous les intellectuels et artistes s’y rencontraient. Le 20 décembre 1927, pour son inauguration, toutes les réserves de champagne du quartier furent vidées. L’endroit n’a pas perdu son âme malgré de nombreux changements et les sons du jazz et du charleston y raisonnaient encore en 2016 grâce aux soirées Paris Follies qu’organisait la Baronne de Paname.

      

  • Le Chien qui fume, 19 boulevard du Montparnasse

Le décor du Chien qui fume n’est peut-être pas entièrement original mais l’effet est très réussi et l’endroit est bien connu depuis les années 30. En effet, c’est dans ce lieu que Ilya Ehrenbourg, correspondant russe de la presse soviétique – en poste en France dans l’entre deux guerres – va commencé son roman,  La chute de Paris, dans lequel il nous livre sa vision de Paris, depuis le Front Populaire jusqu’à la débâcle et l’entrée des Allemands.

      


15e arrondissement :

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16e arrondissement :

Depuis longtemps célèbre pour son caviar, ce restaurant fut aménagé en 1925 dans le style de l’époque, qui se disait moderne et qui se révélera être du plus pur Art Déco. La finesse des mosaïques, la délicatesse des incrustations de marbres, la finesse du ciselage des vitraux… tout ce travail artisanal est une merveille du genre. Dîner dans cet endroit a presque quelque chose d’irréel.

      

Tenu par la société de restauration Pradier, ce restaurant est installé dans le grand foyer du Théâtre de Chaillot, inauguré pour l’Exposition Internationale de 1937. L’espace du foyer est monumental et offre une vue imprenable sur la Tour Eiffel. Sa décoration a été assurée par les plus grands artistes de l’époque dont beaucoup venaient à peine d’achever la décoration du Paquebot Normandie.

      


17e arrondissement :

Cette ancienne voiture de l’Orient Express (1927) est devenu un restaurant corse tout en conservant son style. Il est posé à l’aplomb des voies ferrées qui mènent à la Gare St Lazare et dîner ici en regardant les trains passer en contre-bas vous transporte à coup sûr dans une enquête d’Hercule Poirot.

      


20e arrondissement :

  • Le Zéphyr, 1 rue du Jourdain

Ouvert en 1929 sous le nom de Relais des Pyrénées, on y servait des spécialités basques. Son décor était, et est toujours, composé de boiseries encadrant de grands miroirs, les piliers sont cannelés à l’égyptienne et le sol est en mosaïque caractéristique de ces années folles.

En 1997, l’artiste Marie Latour peint une grande fresque dans l’esprit Art Déco. En 2001, une cloison est démolie pour unifier l’espace et plus récemment, pour le tournage d’un film, des vitres gravées de motifs Art Déco sont ajoutées. Tous ces aménagements ont contribué a faire du Zéphyr le lieu où la période Art Déco est en fait un éternel présent.